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31.07.2006

elle est superchic


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J'ai beau trouver que je m'en tire plutôt bien au niveau fashion. Une ombre sournoise plane au-dessus ma complaisance. C'est mon amie superchic, qui même quand je la réveille à quatre heure du matin parce que j'ai oublié le chemin de mon appartement m'ouvre dans un déshabillé soyeux et griffé.

C'est le genre de fille à l'oeil wintourien qui n'hésitera pas à me dire : "lâche l'affaire des bustiers, c'est vraiment pas pour toi", et à qui j'en redemande. Qui n'hésite pas à se mettre en talons Louboutin pour aller faire du shopping, alors que je claudique au bout d'une heure dans mes ballerines. Qui me dit : "achète ça" en me montrant un bout de chiffon immonde, qui après essayage se transforme en un top sublime.

Mon élégante, même lorsqu'elle était fauchée, semblait sortie tout droit des pages du Vogue : elle achetait ses vêtements chez Zara et autres et et les faisait retailler par une couturière qui connaissait ses mensurations par coeur. Résultat : un tombé parfait.

C'est avec elle que j'ai franchi pour la première fois les portes de Chanel ou des joailliers place Vendôme, là où les vendeuses sont tellement prévenantes et aimables que lorsqu'elles vous proposent un café vous vous retenez de les inviter à votre barbecue du soir.

Enfin, j'adore aller boire le thé chez elle. Déjà parce que chez elle, j'ai enfin l'impression d'être à ma place, c'est à dire dans un salon AD, numéro spécial chiquissime, et en plus, parce que je fais de l'espionnage industriel, avec son consentement amusé, dans son dressing. Je me pâme devant les rangées de sacs, je caresse les cachemires, j'éprouve la hauteur de ses stilettos et je me flagelle avec ses montres.

Je me laisse griser par tant de luxe et d'harmonie.

Jusqu'à il y a quelques jours. Mon amie m'appelle de Corse, me parle de la chaleur, me dit qu'elle n'a pas put résister. Et qu'elle s'est acheté une paire de Birkenstock.

Par le sein de Sophie Marceau : Tout fout le camp!

28.07.2006

françoise



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Ca a commencé par un vieux livre retrouvé dans la bibliothèque poussiéreuse d'une maison de campagne. Le titre charmeur et désenchanté résonne et me pousse à m'asseoir dans le fauteuil le plus proche. "Bonjour tristesse". L'été, la jalousie. C'est le premier livre de Françoise et mon premier Sagan. J'ai tout de suite aimé le ton direct et spontané. L'insolence et la côte d'azur des années 50 en toile de fond.

Ce que j'ai aimé, par la suite, c'est d'aller chiner chez les bouquinistes de vieilles éditions de ses livres, désuètes et ravissantes, avec cette exquise odeur de papier et de vacances. Les titres s'enchaînaient comme une douce musique "les merveilleux nuages", "la chamade", "la femme fardée", "le lit défait"... et moi je les dévorais comme des polo-menthe, émerveillée par tant de talent, enchantée de me retrouvée parachutée dans ce monde mondain et oisif, et parfois aussi indignée par une si vaste paresse.

C'est que Françoise n'est pas si simple. On garde souvent d'elle une image floue et bégayante. Elle a pourtant été pendant longtemps une sorte de Kate Moss de la littérature, scandaleuse assumée. Aimant l'argent, les voitures rapides, les jeunes hommes et la drogue. Moyennement honnête. Courant les casinos jusqu'à s'en ruiner.
Et écrivant parfois, pour se remplumer, des livres parfaitement navrants.

J'ai pourtant trouvé mon chemin dans ses oeuvres. Appris à excuser ses moments d'égarement et a admirer profondément cette femme si douce et timide. J'aime infiniment sa vision de la vie. Si je devais me définir, c'est sûr, ce serait par une phrase de Sagan.

27.07.2006

lississime


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J'en suis sûre, toute fille bouclée, ou frisée, voire ondulée a un jour rêvé de se réveiller avec avec les cheveux raides comme des baguettes. De pouvoir aller se faire fashionniser chez Tony & Guy sans être parfaitement sûre de se retrouver trois jours après des airs de famille avec le caniche de la voisine. D'aller au cinéma sans entendre derrière des soupirs exaspérés. De passer les portes sans rester accrochée -naan j'exagère!

Vous allez pas me croire, mais un jour, st Babyliss (le patron des baguettes bien chaudes, et aussi des gaufres mais ça c'est une autre aventure capillaire moins glorieuse) est descendu parmi nous. Dans toute sa bonté, il a donné a ces filles le lisseur pro céramique, et il a dit, en me regardant " toi, oui toi qui n'est même pas capable d'allumer un sèche-cheveux, tu manieras le lisseur aussi facilement qu'une brosse à dents"

Ma mère, qui dans le années 70, se lissait les cheveux au fer à repasser (ah ces hippies, prêtes à tout pour ressembler à Joan Baez) en a pleuré d'émotion. Cette matière lisse et soyeuse, c'était mes cheveux? Yep! Ahah!
Incroyable! Ils sont tellement raides et brillants qu'on dirait que tu t'es pris un seau d'eau sur la tête!
Exactement! Le top.

26.07.2006

sankukaï sisters



Selon le Paris Match de cette semaine là, le jour ou ma soeur est née, j'aurais dit "oh, comme elle est moche! Allez viens maman, on y va!"
C'est donc par ces mots bienveillants que j'ai accueilli ma soeur. Finalement, heureusement que la presse people se moque de moi comme de son premier horoscope-
La suite a été à la hauteur. Ses premières insultes me furent adressées et je me chargeais de son éducation en lui apprenant la loi du plus fort. Jalousies et coups bas, elle subtilisait mes légos pendant que je rasais ses barbies.

Notre vitalité fût elle favorisée par ce perpétuel champ de bataille? Dieu seul le sait. Notre mère a sûrement sa petite idée, si tant est qu'elle ait pût a cette époque s'arrêter une demi-seconde pour admirer le paysage.

Nous voilà donc, quelques années plus tard, jean H.Landers et Bandana au poing, prêtes à en découdre avec l'adolescence. C'est à ce moment là que mon corps décide de prendre ses aises et de bourgeonner dans tous les sens du terme, et que celui de ma soeur décide pour sa part de faire s'éclore la plus belle des jeunes filles. Jalousies et coups bas, échanges de petits copains et intrigues du soir (qui aura la jouissance du tee-shirt Oxbow fluo?)- Rien à redire, du grand art.

Vint le temps des études. Quelque peu apaisée, je pris ma petite soeur sous mon aile protectrice, histoire de lui montrer un peu la vie : mondanités, abus en tous genre, m'est avis qu'elle ne fut pas déçue du voyage puisque c'est à ce moment là qu'elle rencontra son actuel mari et qu'elle devint une femme raisonnable et à talons. Ce que je ne suis toujours pas, ce léger clivage entre nous entraînant jalousies et coups bas, cris et hurlements finissant cela s'entend au téléphone avec notre mère qui heureusement fut assez tôt équipée du signal d'appel et du kit main libres.

Et bien tout ça pour dire qu'aujourd'hui jalousies et coups bas sont finis. Ma mère a bien travaillé. Nous a toujours poussé, dans les moments difficiles, à ne pas rompre le contact. Ma soeur, c'est la plus belle et la plus intime des amies, nous nous connaissons si bien que je sais la faire rire au quart de tour et qu'elle sait instantanément (et à distance !) si un vêtement va bien m'aller ou si ou si j'ai des ennuis. Et où que nous soyons, quand nous sommes ensembles, nous sommes à la maison.

25.07.2006

piscine chic



Globalement, je pense être une personne adulte, et en général, je sais me tenir. Cependant, la proximité d'une piscine me rend tout bonnement hystérique.

Il y a celles qui font un petit plouf élégant, suivi de deux longueurs, et d'une sortie aristocratique et pailletée au Nuxe. Moi, je saute sur mon maillot, je zappe l'étape Ambre Solaire, et je m'élance direct au fond de la piscine, les yeux grands ouverts, pour inspecter les lieux : profondeur, taux de chlore ou autre, éventuels rebords traîtres.

Cela fait, j'entreprends en général une série de roulades avant et arrière histoire de mettre mon corps à la température idéale.

Vient alors le moment de faire la bombe. C'est un moment très important qui permet de visualiser qui vont être mes alliés pour la demi-heure à venir. En général, toute personne au dessus de 8 ans me regarde d'un oeil circonspect : je viens juste d'arroser l'assemblée en poussant des cris stridents, et je m'apprête à enrôler les petits neveux dans mon remue-ménage.

C'est que pour mon moment préféré, il faut des coéquipiers. J'en ai besoin pour jouer à ce jeu particulièrement rustique, celui où il s'agit d'hurler des mots (en général, de la poésie la plus délicate vous vous en doutez) sous l'eau et de ressortir d'un bond en hurlant "j'ai trouvé!!!" jusqu'à se briser les cordes vocales et/ou se fouler la cheville.

Inutile de vous dire que me donner un ballon, une "frite" ou un matelas gonflable relève d'un manque de discernement complet quant à l'harmonie des heures à suivre.

Au bout d'un certain temps quand même, je finis, dans le plus pur style Tooms des X-Files, par sortir de la piscine, sous les regards désapprobateurs des amis qu'il me reste. L'oeil rouge et hagard, le cheveu en bataille, le maillot en perdition par dessus mon épaule, je me jette enfin sur ma serviette en rêvant à Romy Schneider et à toutes les prêtresses de l'ultra chic piscinal.
Et j'essaye me faire oublier jusqu'à l'apéro.

20.07.2006

ma tasse de thé



Au risque de passer pour une irrémédiable pimbêche, je me lance : le théâtre et moi, c'est bof bof. Je veux dire : si je fais le compte, le nombre de fois ou je m'y suis ennuyée est largement supérieur au fois ou j'ai été transportée.
Je me suis beaucoup acharnée : comment une jeune femme aussi civilisée que moi pouvait-elle ignorer les plaisirs de cet art majeur?

On m'a traînée dans les plus petits théâtres de quartier ("allez viens tu vas voir c'est des amis c'est super expérimental c'est génial ce qu'ils font"), où l'on vous pousse guide dans un couloir sinistre obscur avec des bruitages inquiétants, on vous prend à partie sur des questions telles que "et toi, aimes-tu la viande fraîche", tout ça pour en bout de course voir trois corps nus dans un décor sinistre dépouillé prendre des poses grotesques.

j'ai aussi vu des pièces qui auraient put être agréables. Si je n'avais pas été coincée entre deux molosses transpirants, séparée de mes amis par les aléas du placement arbitraire (remplir la salle à tout prix) assise pas terre au déni de toute sécurité et de toute notion de confort. Je vous le donne en mille, une minute après avoir réussi à me caser, me prenait une envie irrésistible d'aller au toilettes. impossible, IMPOSSIBLE de sortir avant la fin des deux heures. souffrance.

Bien sûr, il m'est arrivé aussi par la magie de mon carnet d'adresses, de me retrouver dans les loges les plus luxueuses. Et de m'ennuyer profondément devant une démonstration lénifiante du fait que Shakespeare pouvait encore faire vibrer l'audience (ce dont je suis persuadée, j'adore Shakespeare). Mais pas là. Cela dit, aussi bien installée, on peut facilement faire un petit somme. Reste juste à savoir être évasive quand on vous demande ce que vous avez pensé de la pièce!

Et puis, de temps en temps, peu importe le flacon, le théâtre, c'est tout simplement magique.

Donc, je récapitule. Le théâtre et moi, c'est bof bof. Mais alors pourquoi, mais pourquoi donc suis-je sur le point de faire mes bagages pour aller à Avignon? Parce que là-bas m'attendent la douce famille de mon chéri et leur piscine, qu'Avignon est une ville vraiment superbe, pleine de jolis magasins et que parfois aussi l'été on peut aller y voir du théâtre, mais on est pas obligé.

A dans quelques jours :-)

19.07.2006

épil et passe



Un jour, lassée du regard inepte de mon esthéticienne sur les parties intimes de mon anatomie, et prise d'un élan de pudeur, je me suis décidée à faire moi-même mon épilation.

Quelques semaines plus tard, j'acquiert donc un petit pot de "cire orientale chaude formule douce aux huiles essentielles". Une fois installé mon camp de base -dans la baignoire j'ai pas trouvé mieux-, j'enfourne le pot au micro-onde. Hop, le temps de retourner à la salle de bain, et me voilà en train d'appliquer la cire.

Malheureuse! -première bande, première brûlure. Ma peau réagit au quart de tour, elle est écarlate. Bien, rinçons, restons calme.
Deuxième essai, température idéale, j'attrape une bandelette en papier et j'essaie de l'appliquer avant de me rendre compte qu'elle est bien trop grande. Mais où sont les ciseaux? Au désespoir, je décide de la trancher avec les dents (à la guerre comme à la guerre).
C'est ce moment là que choisi mon chéri pour faire irruption dans le salle de bain. Et avoir un panorama triomphal sur moi, nue, cramoisie, en sueur, mon papier dans la bouche, et dans une position comparable à celle de mon chat pris en flag pendant sa toilette intime. Je hurle. Il faut dire que je commence à être très énervée.
Le terrain libre, je tire enfin sur ce bout de papier, et là, nickel, pas à dire, je n'attendais que ça pour m'encourager à continuer. 3 positions honteuses plus tard, il faut se rendre à l'évidence. La cire se transforme en glue. Elle est froide. Et je n'ai épilé que mon mon mollet droit.

Je ne suis pas douée, mais j'ai de la suite dans les idées. Ce jour là, j'ai pris, sur moi, et j'ai terminé mon épilation. Cela fait, j'ai empaqueté mon barda, fourré le tout direct à la poubelle, et repris aussitôt rendez-vous avec qui vous savez.

18.07.2006

va, vis et deviens



La petite fille de 10 ans que j'ai été me regarde d'un air perplexe. C'est donc ça, avoir 30 ans?
Une image que je m'étais faite à cette époque me reste en tête : Moi, à 25 ans, en tailleur ajusté et attaché-case, Le Figaro sous le bras (pourquoi?), traversant les boulevards d'une capitale pour amener mes deux enfants à l'école.
Mais oui bien sûr.

C'est vers 29 ans, hurlant les bras levés dans une fête vers quatre heure du matin que l'alarme a retentit. Mon avenir incertain me regardait du coin de l'oeil et mes mes lendemains de fête commençaient à éviter soigneusement le miroir. Aucun enfant ne m'avait encore vomi dessus et je mettais encore des mini-jupes. Et je lisais toujours pas le Figaro.

S'en est suivie une période de flottement durant laquelle j'ai fait tourner mon cerveau à plein régime (Eve Angeli, sors de ce corps). Mais qu'avais-je fait de mes 20 ans, à part les fêter? Et que me restait-t-il à faire avant la date fatidique? Tout, d'après ma mère. Tout, d'après la petite fille de 10 ans. Tout, quoi. 150 stratégies d'attaque dans le plus pur style développement personnel plus tard, j'était pas beaucoup plus avancée.

Comme j'aime bien les résolutions stériles, j'ai décidé que cette fête d'anniversaire serait la dernière. J'ai donc fêté mes 30 ans en grande, grande pompe. On s'est beaucoup amusés. Et à un moment ou j'étais en train d'hurler, les bras levés à quatre heure du matin, j'ai envoyé à la petite fille de 10 ans : on verra bien.

Je signale que passé ce titre de post théâtral et ces considérations dignes de la fine fleur des éditions Marabout, le fait d'avoir trente ans renferme toutes sortes de contrariétés secondaires et de petites blessures psychologiques bien plus amusantes à raconter.
Ce que je ferais ici au plus tôt.

p.s : les jeunettes, là, arrêtez de fanfaronner : je vous aurais prévenu, vieillir, ça arrive à tous le monde, même aux plus immatures. Et en plus, ça sert vraiment à rien :-)

17.07.2006

24 (mille) h.



Mes amies m'en voulaient un peu de ne pas avoir accroché à Friends. Je ne connaissais pas leurs héros et je ratais leurs jokes (ouarf, toi t'es trop Monica). Mais moi, les rires enregistrés, j'ai jamais pu.
Quand j'ai découvert Sex and the City, la série était déjà cultissime. Là, j'ai carrément accroché, et j'ai découvert le délice des trois épisodes à la suite. À partir de là, me faire sortir le vendredi soir avant minuit est devenu difficile. Et quand on me disait "arrête de faire ta Samantha", je gloussais d'un air canaille.

Puis un jour un ami bien intentionné a glissé dans mon sac la saison 1 de 24h. À la première minute, impossible de déscotcher de l'écran. Et en plus, Jack Bauer a fait à mon chéri a peu près le même effet qu'à moi. S'en est suivie une semaine de désociabilisation totale, dans la semi-obscurité du petit écran, injoignables à partir de 8h, nous approvisionnant sporadiquement chez l'épicier du coin.

Frémissements à l'unisson et communion dans la tourmente, une semaine romantique comme je n'en avais pas vécu depuis longtemps.

Pris par notre ferveur, nous avons décidé de voir la saison 2 entre amis. Plus difficile entre amis : coordonner les emplois du temps des uns et des autres et savoir chez qui on va aller s'affaler peut vite s'avérer complexe! Qu'à cela ne tienne : on est partis tous ensemble à la campagne regarder la saison 3. Ballades champêtres le jour et bombes nucléaires la nuit, des vacances divines.

Et voilà tout mon problème : 24h, c'était il y a longtemps. Depuis, j'ai découvert Lost, Deadwood, les Desperate, et mes chouchous : les Sopranos- Et une amie encore plus accro que moi me parle de Rome, de Veronica Mars...

Je ne m'appelle pas Jack Bauer. Je ne peux pas en une heure faire 4 aller retour LA - Nouveau Mexique avec atterrissage en difficulté, rencontrer l'amour, faire une cure de désintox, passer un coup de fil au président et avoir une pensée émue pour ma petite famille.
Malheureusement, mon cerveau et mon emploi du temps ont leur limites.

Décidément, la vie moderne est un vrai casse-tête.

14.07.2006

tiens, voici les dindes!



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Au tableau des choses diverses dont ma mère ma un jour dit "c'est pas joli", il y a ma gourmandise favorite : critiquer. Miam. Critiquer les people. L'été, critiquer les people, c'est génial. Il suffit de mettre dans son sac de piscine un bon Voici, et d'appeler une ou deux copines. Plus, c'est trop, on peut plus voir les photos. Puis, s'allonger sur sa serviette, et là, détailler de la première à la dernière page :

1 : les défauts physiques.
Paris Hilton : "non mais regardez-moi ces énormes cuisses (encore elle, non mais quel cageot!) J-lo : mais en fait elles sont super basses ses fesses, elle essaie de nous faire passer ça pour un popotin d'enfer mais l'oeil de moscou a bien vu qu'en fait il s'agissait de faire diversion sur des jambes minuscules" et, "oh la la quelle horreur, les pieds de Naomi Campbell!" (indescriptibles, et le plus souvent cachés).
2 : la chirurgie esthétique.
Sophie Marceau : "combien tu paries qu'elle s'est fait refaire les seins : c'est pour ça qu'elle les a montrés à cannes : pour amortir!!!" Emmanuelle Béart : "pourquoi? et pourquoi se moquer de nous comme ça en disant qu'elle a rien fait!" Angelina Jolie : "mais si je te dit que non! Tu connais pas son père Jon Voight? T'as vu la bouche qu'il a?"
4 : les vêtements.
Nicole Richie? "Sans sa styliste elle est foutue, tu l'avais vue dans "simple life"? on aurait dit la Cicciolina en tongs. Beyoncé : "elle devrait demander à quelqu'un d'autre que sa mère de lui faire ses tenues!"
5 : les ragots : Katie Holmes : "franchement, je suis déçue, je l'aimais bien pourtant, c'est quoi ce mariage bidon!" Anna Mouglalis et Samuel Benchetrit : "pfou ils sont trop parfaits tous les deux ils commencent à m'énerver à faire leurs intellos. À quand la rupture?"

Bien sûr, cet exercice demande de faire preuve de la plus grande mauvaise foi (on est quand même en train de parler de nanas divines), de n'avoir aucune conscience pendant la petit heure que dure ce cruel effeuillage de son propre physique (et c'est ça qui fait du bien), de parler de tous ces inconnus comme s'ils étaient nos voisins de palier et surtout, de ne rien leur pardonner!
Ensuite, on peut aller se piquer une petite tête pour se laver de toute cette perfidie, parce que vraiment, Voici, c'est trop dégueulasse.

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