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27.09.2006

l'air du temps



Légère, je marchais le nez au vent, quand d'un coup, je me vois arriver à l'autre bout de la rue. Stupeur!
Petite sotte. Ouvre les yeux, c'est juste une autre fille à la mode.

Comme le disait récemment le très juste papier d'Hélène, un seul physique un seul look, ces dernières années, la mode s'est tellement démocratisée que pour être originale il faut se lever tôt. Pendant longtemps, ils suffisait de connaître quelques petites adresses, de lire deux trois parutions pointues, et on pouvait arborer cet air satisfait de la fille à qui on ne la fait pas.

Je ne me suis jamais dit, "tout le monde en a donc j'en veux", bien au contraire. Mais maintenant, tout le monde veut tout en même temps. Les tendances sont décortiquées à la mèche près et en temps réel sur internet et je me sens bien prise au dépourvu.

Pour autant, rien ne me fais plus plaisir que de voir les silhouettes se métamorphoser au fil des saisons. Bien sûr, la mode change pour qu'on achète et achète encore, mais j'aime me laisser entraîner dans cette effervescence, et j'aime aussi regarder les photos de mes parents il y a des années, voir ce que leur mode disait de leur époque.

Heureusement, un joli regain accompagne ce déclin, et comme toujours, il vient de la rue. Ce sont les coolhunters. Et quand on aime la mode, on ne se lasse pas de regarder et de s'inspirer de ces visages et de ces allures.

Et de temps en temps, chez les plus doués d'entre eux, on trouve ce que l'on avait oublié chercher dans cette course frénétique à l'apparence : le style, la grâce. L'air du temps.

Mes deux préférés (pour les rares qui ne les connaîtraient pas :-) : The Sartorialist, le chic new-yorkais, et Face Hunter le glam' parisien, chez qui on trouve en bonus une liste de la plupart des hunters de la planète.

26.09.2006

mes fiançailles

24.09.2006

trois semaines,



Trois semaines depuis je me suis dit que j'allais faire une petite note plus perso, sur un rythme hebdomadaire. Pourquoi ai-je ressenti le besoin de me cadrer de la sorte? S'il y a un endroit ou je veux me sentir libre, c'est bien ici. Et pourtant...

Aujourd'hui, je me souviens pourquoi j'ai voulu faire ça : parce que les dimanches ont pour moi un le goût divin de la mélancolie. Ils sont comme un voyage, un endroit ou personne ne peut vous joindre, vous atteindre. Où le silence se fait, ou l'on peut enfin mettre les choses en perspective.

En voiture, j'ai toujours aimé être assise à l'arrière. Coller ma joue contre la vitre et et m'oublier dans le paysage.



J'y retrouve cette sensation d'absolu, la solitude. Elle, je l'ai rencontrée alors que j'habitais sous les toits, vers 20 ans, seule dans une ville qui m'était inconnue. J'y ai occupé mes premiers jours à pleurer tout ce que j'avais quitté. Puis j'ai continué à pleurer. D'ennui. Aux confins de ces larmes j'ai trouvé cette amie, moi. Je ne me connaissais pas. Je n'avais jamais passé une seconde seule avec moi. Je me suis emmenée au ciné, boire un café, marcher dans la ville. Nous nous sommes pris la main. Au fil des semaines, nous n'avons fait plus qu'un.

Puis j'ai fait des rencontres, puis le tourbillon a recommencé.

On a vraiment dansé comme des folles hier soir. J'ai, il y quelques temps, tourné les talons à toutes sortes d'emmerdeurs, d'angoissés et de suceurs. Ce genre de choses, pour moi, n'est jamais facile. Je suis une incorrigible sentimentale et sous mes airs grinçants, je suis bien douce.
On me dit souvent : mais qu'est ce que tu fais, là? arrête! Cette personne ne t'apporte rien de bon...

Et bien, je l'ai fait. Et hier soir, j'ai passé la plus douce, la plus drôle, la plus précieuse des soirées. Autour de moi des visages clairs. Pas une fausse note. Des rencontres. Et puis rentrer, à l'arrière du scooter, collée contre mon amour, sous le ciel menaçant.

21.09.2006

égoïste nature


-c'est quoi ce truc? c'est un sonia?*
-mais non espèce de perverse! c'est le hochet mon fils!!!
rends moi ça tout de suite!

*vous ne savez pas ce qu'est un sonia? allez voir de ma part le bon docteur caro, elle vous dira tout ;-)


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Puis, à un moment donné, la fille me regarde avec de grands yeux mouillés et me dit : "j'ai cette certitude foudroyante que je n'aurais jamais d'enfants. Je sais pas pourquoi, j'ai jamais essayé."
Tu as bu, et tu es douée pour le drame, mais je te comprends, je lui ai répondu en regardant la ligne d'horizon.

Oui. À 30, en 2006, ta vie professionnelle commence tout juste à prendre bonne tournure. Tu es plus belle que jamais. Le monde est à toi. Sauf que.

Ta grand-mère, qui était déjà enceinte à l'âge ou ta petite soeur ouvrait son premier skyblog, prend son air le plus spectral et te dit : je ne serais pas en paix tant que tu n'auras pas fait d'enfant. Ta mère acquiesce.
Ton gynéco te dit : mademoiselle il va falloir penser à vous y mettre. À me mettre où? Cochon!
La société t'envoie des messages de manière subtile : procréer c'est maintenant ou jamais sinon tu accoucheras de gremlins.

Toi, tu n'as rien demandé, t'es juste bien, aucune horloge biologique n'est venue te sonner, à moins que ce qu'on appelle horloge biologique ce soit cette culpabilisation accablante que tu essaie tant bien que mal de juguler avec ton air désinvolte.

Mais finit par naître en toi cette sourde angoisse, qui se manifeste un matin au petit dèj' :
"bon, mon coeur, on fait un enfant?"
Un bond en arrière plus tard, le café est parti se cacher sous la table, la tartine qui était sur le point d'être avalée s'est réfugiée dans tes cheveux (côté confiture, cela va sans dire).
"Tu veux rire? On a toute la vie devant nous! On est pas bien tous les deux?"
"Je suis une femme, et, procréativement parlant, dame nature n'a pas refait ses comptes depuis le moyen âge, tu te souviens, quand mourir à 40 ans c'était mourir vieux.
Donc, toute la vie, pour moi c'est maintenant. Je suis pile dans une fenêtre spacio-temporelle là tu vois? alors?"
"Bon, pourquoi pas."

Stooooooop!!!! Comment ça pourquoi pas? Mais non! t'étais censé prendre tes jambes à ton cou, disparaître te soûler chez tes potes pour ne revenir que dûment protégé contre mes assauts reproductifs. Et moi, j'étais censée pouvoir pester contre ces hommes irresponsables et immatures, me lamenter dans les jupons de ma grand-mère, tout en me félicitant intérieurement de ce sursis de vie égoïste entièrement vouée au plaisir que tu m'accordais!

Écoute, tu sais quoi? Tiens, reprend ta tartine. Nature attendra.
De toutes façons, j'ai toujours été très artificielle comme fille.

18.09.2006

une mode s'éveille



Après avoir de justesse réussi à échapper à une attaque à bottes armées de Kate Moss, et à défaut de m'être rendue à la fashion week New-Yorkaise, voici deux ou trois choses que je sais d'elle.

D'abord, je note que les tendances durent toujours bien plus longtemps que je ne l'imaginais. La preuve par 7 :

Aussi incroyable que ça puisse paraître, les rayures sont encore là. Plus pour donner une touche de piquant à une tenue que comme thème central, heureusement.

Du doré et l'argenté, du métallique, du vinyle : le corps astral de Paco Rabanne a encore frappé! J'en ai ma dose.

Le bermuda tape l'incruste, plus large et plus casual. Le pantalon aussi s'élargit et s'allège; on va même jusqu'au sarouel.

Les robes sont nos amies, toujours légères et confortables.
J'ai adoré les petites robes ultra féminines et graphiques de Derek Lam.

Les grosses lunettes sont encore là, c'est sympa, ça fait un joli minois. En fait, on reste dans le trip casse-gueule fin 70's, début 80's.
Attention quand même, méfiez-vous de Diane von Furstenberg, qui essaye de faire revenir la poule de cocktail et ses grandes épaules par des moyens détournés.
Dans cet esprit, mais en beaucoup plus RnB (normal, c'est la marque de Gwen Stephani), j'ai aimé certaines pièces chez L.A.M.B.

La ceinture est partout, de la plus fine à la plus large. C'est vrai qu'elle fait une super silhouette, mais je la trouve un peu difficile à porter, quand même. Sauf comme le fait dans sa jolie collection Marc Jacobs (pour Marc by Marc), pour fermer un cardigan par exemple. Encore une fois MJ flirte avec le grunge. Bien pensées, ces superpositions et ces mélanges ne sont pas pour me déplaire. Attention au retour des Clarks, quand même.

Mauvaise nouvelle pour les anti-slim : on en a pas fini avec le punk-rock style. Tant mieux! j'aime bien ces dégaines affutées; Notamment celles de Luella, limites mods avec ses imprimés noirs et blancs pires que graphiques (très fun, j'adore).
D'autres imprimés à se faire péter la rétine, chez Three as Four.

Dernières remarques en passant :

La palette : neutre, du beige, du délavé, du bleu, des zestes de citron (vert, jaune, orange)
Les compensées persistent, je me désiste.
On ne se coiffe plus. Au pire, pour aller chercher son César, on se tire les cheveux.

Pour finir, je dirais que je n'ai été terrassée par aucune tornade d'inspiration. New-york : de la mode confortable, portable, vendable.
Pourquoi pas? J'ai hâte quand même de voir la suite.

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Pour celles que la mode intéresse (et qui sont allées jusqu'au bout de cette longue et subjective description), d'autres points de vue chez Géraldine et chez Rosalie.

14.09.2006

kate



J'étais tranquille chez Vogue en train de détailler les collections de l'été, quand soudain mon écran a été envahi par Kate Moss. Accroupie devant mes yeux, elle me regardait d'un air sensuello-absent (sa marque de fabrique) et portait une paire d'immondes bottes Dior, à mi chemin entre les tiags de Johnny et les platform de Marilyn Manson.

Indignée par tant de mauvais goût, je me suis mise à enguirlander mon ordi.

Kate, tu en fais trop. C'est quoi, ton délire? T'en mettre plein les poches pour ensuite pouvoir te planquer tranquille avec Pete en Colombie? Prouver au monde que tu vas bien et que Burberry, qui t'avais lâchée après que tu ai entrepris de passer l'aspirateur dans les studios de Pete, peut bien aller coudre des trenchs en chine? (et revenir ramper à tes pieds une fois l'orage transformé en poule aux oeufs d'or?)

Moi je t'ai connue à l'adolescence. Tu étais fraîche comme la rosée, à côté de toi, toutes ces super-models vulgaires et qu'on ne pouvait faire sortir de leur lit qu'à grands coups de millions de pétrodollars nous sont apparues comme échappées de Dallas, ton univers impitoyable.

The Face était mon Eden, tu étais Eve, naïve, neuve, scandaleuse.
Tu n'as pas fait de parfum en toc, ni de bio larmoyante, tu n'as pas ouvert de fashion macdo, ni fait de film d'action, tu n'as fait de jetski avec aucun footballeur.
Le temps est passé, tu es devenue une icône.

Alors, please, Kate, vire moi ces bottes tout de suite, jette ces sacs Longchamp, on y croit pas de toute façon, laisse Versace à Madonna, arrête ça tant qu'il est encore temps, fais-toi rare, sélective, pointue.

Ah, et puis souris des fois, j'adore ton sourire.

13.09.2006

un insolent équilibre



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J'aime tout ce qui est suave, doux, croquant, velouté. Et puis aussi ce qui est pétillant, piquant, corsé. La seule chose que je n'aime pas ce sont les sodas et les boissons sucrées.

J'aimerais qu'il existe 5 repas par jour, je ne conçois pas mon five o'clock tea sans un petit biscuit, et dans les périodes d'angoisse tous les chemins mènent à mon frigo.

Je ne suis pas de celles qui ne prennent pas un gramme. Parfois, un simple regard sur ma balance suffit à me plonger dans un désarroi bridgetjonesque.

Je mange comme je veux. Souvent, un peu n'importe comment, d'autant que je ne cuisine pas trop. Je culpabilise de ne pas manger cinq fruits et légumes par jour. Culpabiliser, ça me donne faim de chocolat.

Et pourtant, mon poids, à 2-3 kgs près, n'a jamais varié. J'ai déjà perdu 4 kgs. Comme toute greluche normalement constituée, j'étais extatique, et bien sûr on me trouvait trop maigre. C'est pas tant que j'ai voulu écouter mon entourage, c'est plutôt que ces kilos sont tranquillement venus reprendre leur place sans me demander mon avis.
Quand je prends 2-3kgs, je me sens lourde et mes vêtements m'énervent.
Donc, régulièrement, je me dis qu'il est temps que je fasse un régime.

Je n'ai jamais fait de régime. Ou plutôt, je n'ai jamais tenu un régime plus de 5h. Le régime, ça creuse. Mon instinct prend le pas sur ma raison.
Manger une pomme? Pour quoi? Les fibres? Vous voulez rire?
Moi je suis capable d'intriguer pour manger à ma faim. Vous voyez la pub du Kinder Bueno? Une chose comme ça, ça ne m'arrivera jamais. Trop prévoyante!

Je me méfie, quand même. Métabolisme, génétique? Dans ma famille il y a des ronds et des maigres. Je me dis que c'est dans la prochaine dizaine que tout va se jouer, et qu'il faut que je fasse gaffe.

Une chose dont je suis sûre, c'est que mon total manque de volonté face aux régimes a aidé à cet improbable équilibre pondéral. Je reste donc aussi éloignée que faire se peut de quelque diète que ce soit, et j'accepte sans broncher les 2-3 kilos réglementaires que toute fille se doit de vouloir perdre.

Lorsque je croise une de ces irréelles tiges mannequinesques, je me dis que j'aimerais bien lui ressembler; au même instant m'apparaissent une ribambelle de délices sucrés en tous genre qui me disent : laisse tomber, ça vaut pas le coup!

11.09.2006

psycho, anyone?



La lecture intensive, et ce dès le plus jeune âge, de presse féminine a peut-être été le point de départ de ma carrière de psy de comptoir. Mon adolescence agitée et analysée de près par Madame H, que j'enfumais dans tous les sens du terme pendant une demie-heure, prise sur l'heure des cours, abandonnés avec l'air mystérieux et déchirant dont seuls les ados et Thom Yorke ont le secret, a certainement joué aussi.

Reste que j'ai toujours, pour qui veut et à toute heure du jour et de la nuit, un petit éclairage psychologique à proposer.

Je déploie surtout mes talents au salon, entourée de mes chères amies, ou pire, à l'apéro, après une petite coupe de champagne. J'ai un service téléphonique aussi, mais avec mon scooter, je suis chez vous en un rien de temps.

C'est en général au beau milieu d'une conversation animée ('et pourquoi j'arrive pas à rompre?' 'pourquoi je me grille systématiquement avec les mecs?' 'et pourquoi j'ai couché avec ces trois personnes? en même temps?') que j'abats mes cartes. Pour appuyer mon effet, je prends mon air le plus détaché, et je lâche le morceau :
'Hum, tu dois avoir un complexe d'Electre mal digéré', 'N'avais-tu pas dis toi-même, à la scéance -oups, pardon, à notre rencontre précédente, que ton père adorait les travers de porcs grillés?'
Et je vous laisse imaginer le reste.

Là, en général, mon auditoire se plonge dans une profonde introspection. Non sans m'avoir auparavant regardée avec une ferveur mêlée de stupéfaction. Minute de gloire. Je suis Mireille Dumas.

Bon, mon auditoire n'est pas si con, sait très bien que mes compétences en psychologie s'arrêtent à l'étude approfondie du Biba spécial "tests d'été" et il arrive souvent qu'il se retourne, d'un air tout aussi fervent, vers notre amie M, qui elle pour le coup, abat vraiment ses cartes, de tarot, pour être plus précise, et se lance dans un entretien personnalisé et recueilli, qui remporte, vous vous en doutez bien, un succès décisif.

Piquée au vif, j'en ai conclu, avec l'aide de ma mère, elle même psychanalyste (ahah!!! tout s'explique!!! eh oh, vous avez pas fini avec vos analyses de comptoir?), que ce dont les gens ont besoin, c'est avant tout qu'on leur parle d'eux, serait-ce pour leur dire un peu n'importe quoi. Moi par exemple, j'adore écouter M, même quand cette dernière m'annonce que ma vie va être un long couloir d'ennui dans les mois à venir. (M, si tu écoute du haut de ta boule de cristal, sache que ta prophétie s'est révélée parfaitement exacte, merci!)

Que cette conclusion stérile et prétentieuse ne vous empêche pas de passer de temps en temps au cabinet -oups pardon, au salon, prendre une petite coupe de champagne!

08.09.2006

the ex



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Mon ex principal, c'est aussi mon dernier, on se voit, on boit un café, puis, à chaque fois, je prends mes jambes à mon cou, en me disant que je l'ai échappée belle.

C'est que cet ex là est un rocker, et pas des moindres.
Ca veut dire quoi, un rocker "pas des moindres"?...

Ca veut dire qu'il boit, se drogue, qu'il a le goût de l'infini, qu'il met jusqu'au dernier centime dans une guitare, quand il n'a pas déjà tout mis dans une orgie, qu'il est d'une coquetterie exaspérante, qu'il met des jeans serrés, des "zizi" blanches, des lunettes noires, qu'il veut faire du cinéma, qu'il vit ici, et là, qu'il est d'un égoïsme sans limites, que quand il aime, c'est à la vie, à la mort, même si dans son lit se bousculent des p'tites pépées du PopIn, des étrangères au regard froid, et j'y ai même retrouvé un jour une fille entièrement tatouée, sauf son doux visage, faut aimer, moi, je l'ai trouvée sublime.

Mais que diable ai-je à voir dans ce boxon?
Je rembobine.

Mon ex : un vrai coup de foudre, j'aurais jamais cru que ça pouvait exister. Une rencontre violonesque au possible avec rupture immédiate avec nos deux ex respectifs et voyage sublime à travers une Europe romanesque.
Il était déjà musicien, j'étais déjà une pimbêche.

Là s'arrêtent les similitudes avec ce que nous sommes aujourd'hui.

Nous n'étions pas des anges, je vous rassure, mais il était quand même très très fort en barbecue, et même si nous évitions les pièges de la vie à deux, nous étions ce qu'on peut appeler un gentil petit couple (yeurk).
Il me reprochait ma coquetterie, ma superficialité, mes sorties, mes amis de la night, voulait acheter notre appartement et était très fidèle et aimant. Et s'occupait du chat.

Un cataclysme et quelques années plus tard, c'est le monde à l'envers, et parfois encore, je me demande quelle bête sauvage a bien pu s'emparer de lui après mon départ et ce que doit en penser sa mère (qui a récupéré le chat).

Je me délecte néanmoins de ses petites histoires, je le conseille aussi parfois, je vais le voir en concert, je rencontre ses innombrables conquêtes (pour qui je suis une sorte de déesse qui a réussi à le dompter, alors que je n'ai rien fait, parole), ses conquêtes qui se font mal à aimer un homme comme ça...

Et voilà! Ce soir, concert! nanananana rock'n roll!!!!

07.09.2006

pfff, mais alors, n'importe quoi!



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J'ai toujours eu envie d'avoir des lunettes, je trouve que ça donne un air classe, une distance, un mystère. Je pourrais les sortir au moment de lire quelque chose, au cinéma, les mettre au bout de mon nez, jouer avec, faire mon intello perverse.
Las! j'ai de très bon yeux.

L'archétype du fantasme à la con, quoi!

Je l'ai rangé avec celui d'avoir les yeux gris clair, d'être une chanteuse de folk, et d'arriver un jour à rider en fakie.

Et le pire, c'est que les lunettes, un jour, je vais y passer comme tout le monde! Et que ce jour là, une petite voix en moi dira :
'Ah celle là ma vieille, tu l'as bien cherchée!'

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