30.10.2006

je suis très très calme



Je ne suis pas cool. Je suis sûrement plein d'autre trucs sympas, mais cool, je dois me rendre à l'évidence, non. Ah si bien sûr à l'ombre d'un figuier en sirotant un petit muscat ou lors d'une après-midi shopping (quoique si c'est les soldes...), mais ça c'est à la portée de tout le monde.

Pourtant, des gens cool, j'en connais, et j'aimerais bien être comme eux. Chick, par exemple, est l'exemple parfait de la fille détendue : la princesse de la pondération, la reine de la dédramatisation. Qui n'a pas peur de lâcher prise, de laisser couler.

Moi, je prends tout à coeur. Comme disaient les top-models dans les années 90 : quel est votre défaut? : 'je swuis twop pewfectioniste'! Mouais, hypocrite. Trop flippée oui! Moi aussi. Sauf que je ne suis pas top-model et que quand mon 'perfectionnisme' se frotte à la vie normale et bien c'est moi qui fait des étincelles.

Ah c'est sûr, je suis efficace! Je m'accroche à chaque tâche comme un Puffy à un Ted et je ne lâche pas tant que ce n'est pas terminé. Entre temps, j'ai le sommeil agité, je harcèle mon chéri et je délaisse mes amis. Et je parle pas des torticolis (qui se balade avec sa grosse écharpe depuis trois jours?) et autres cystites que mon comportement excessif déclenche...

Comme c'est vraiment pas une vie, je me suis un peu organisée. Connais-toi toi même et apprends à reconnaître les situations à stress ajouté. Vas voir un super ostéo. Apprends à lâcher prise. Fais de ton mieux, le reste n'est pas en ton pouvoir... Et autres philosophies qui font (vraiment) du bien. Tellement bien organisée que depuis quelques années j'en viendrais presque à me définir comme une fille détendue.

Oui mais non. Il me suffit d'une simple superposition de missions telles un déménagement, un surplus de travail et autres menues contingences pour me transformer en boule de nerf. Et le pire dans tout ça, c'est quand même qu'à boulot égal, Chick et moi, on doit avoir à peu près le même rendement.
Et ça, ça me stresse!!!

25.10.2006

vite, vite!



Depuis quelques jours, mes jours se suivent et se ressemblent, ils ont le goût du café pour accélérer et le rythme de mes pas empressés. La nuit elle-même ne me repose pas, j'ai comme un petit vélo dans dans la tête. Je cours, je cours...

Avant, quand c'était comme ça, j'envoyais un petit mail à mes amis et je leur disait : 'on se voit bientôt...'. Maintenant, je regarde 'une fille comme moi' immobile qui m'attend de l'autre côté du quai. Mais mon métro arrive.

Aujourd'hui, j'ai deux minutes pour écrire, et même pour dessiner. Je suis ravie, car ce jour promet de me rendre une vie un tout petit peu plus calme.

18.10.2006

émail diamant



Superchic a testé le blanchiment des dents. Elle devait particulièrement s'ennuyer à ce moment là, car j'ai rarement vu quelqu'un avec d'aussi jolies dents, mais comme remède à l'ennui pourquoi pas après tout elle aurait pu se mettre à lire un bouquin de Jacques Salomé.
Moi c'est simple, quand j'ai seulement évoqué l'idée à ma dentiste, certainement influencée par la lecture d'un de ces bon vieux magazines qui ont le chic pour te coller des besoin là ou il n'y en a pas, elle a m'a tout simplement rigolé au nez.
Le dentiste de Superchic, non.

Voilà comment elle s'est retrouvée privée de thé, de café, de vin et de cigarettes, pour ne citer les aliments colorants que les plus connus (je suppose que la betterave doit faire partie de la liste, mais moi, plus de deux jours sans thé et je ne réponds plus de rien, alors que la betterave...)
Pour 3 semaines.
Mais surtout voilà comment elle s'est retrouvée à aller se coucher le soir avec une gouttière censée lui faire gagner deux teintes vers le blanc.

Là toute suite j'ai pensé à mes boules Quies : Étant très sensible au bruit, dès qu'une menace de nuit sans sommeil pointe le bout de son nez (en vacances, chez des amis, si les voisins font une fête) je dégaine mes earplugs. À partir de ce moment là, plus rien ne peut m'atteindre, et les assauts charnels de mon amoureux sont immédiatement découragés par ces vilaines prothèses, ainsi que par ma voix Lara Fabianesque quand je lui dit bonne nuit, ehhh oui! Quand on ne s'entend pas, on parle fort.

Imaginons alors Superchic, dans toute sa sensualité vespérale, armée en secret de sa gouttière blanchissante. Imaginons son viril mari rentré tard venir chercher le velours des bras de sa femme et lui prononcer quelques mots d'amour. Et s'entendre répondre un postillonnant et chechetant : "chai ma gouchière là chu veux pas qu'on reparle de chou cha chemain?"
3 semaines.

Son constat : c'est nul ça n'a rien changé!!! Vite, du thé! Du vin, du sexe!
Donc, pour les dents, c'est super naze, mais pour celles qui veulent arrêter le thé, le café, la cigarette et le vin, ou pourquoi pas trouver une subtile alternative à leur migraines du soir, pourquoi pas?


Depuis j'en ai reparlé à Superchic, qui n'est pas du genre à lâcher le morceau aussi facilement. Elle me dit qu'il y a plusieurs techniques. Elle a essayé la moins forte. Elle est en train d'envisager de passer à la vitesse supérieure, à ce qui paraît, ça marche suuuuper bien.

15.10.2006

clap your hands say yeah!



C'est certainement au premier rang d'un concert de Blonde Redhead, alors qu'hystérique, j'essayais d'arracher l'une de ses chaussures au bel Amedeo, qu'est venue à Chick l'idée de faire quelque chose de créatif de cet excédent d'énergie.

Il lui a alors suffi de pivoter légèrement sur la droite pour repérer la frénétique Tam, sur le point de livrer son corps aux démons de minuit. Nous nous sommes retrouvées au bar où se tenait Victoire, dans toute son évanescente blondeur.

Chick a lancé l'idée. En moins de temps qu'il ne le faut pour boire un demi, notre groupe de rock de filles était formé. Deux verres plus tard, nous avions trouvé un nom, écartant d'emblée l'emphatique "Demande à la poussière" que Tam avait suggéré, ainsi que l'impayable "Six Sauteuses" (par respect, nous conserverons l'anonymat de l'auteur), et nous étions en train de nous mettre d'accord sur le titre de notre deuxième album.
Je ne sais plus à quel moment Victoire a osé :
"Euh, les filles... Vous savez jouer d'un instrument, vous?"

Heureusement, nous étions entourées à ce moment-là de musiciens aussi inconscients charmants que généreux, dotés d'une majestueuse “salle de répet’" de deux mètres sur quatre, débordant d'instruments vintage tous plus précieux les uns que les autres. C'est comme ça que j'ai commencé à jouer sur une Fender Mustang bleue à paillettes.

Le ton a été donné assez vite : quand on ne sait pas jouer, on ne s'embarrasse pas trop de détails. Plus on joue fort, moins on entend ses erreurs. C'est d'ailleurs sur ce malentendu que nous sommes devenues les stars des locaux de répet' : même les groupes de dark trash metal emocore venaient parfois assister aux spectacle. A ce niveau-là, on se demande si ce n'était pas plus pour se rincer l'œil que pour écouter nos irruptions volcaniques, et on a raison.

Toujours est-il que le piston buzz a fait son effet et qu'un beau jour, une petite salle nous a proposé un concert. Sans nous poser plus de questions et sur un éclat de rire, nous avons accepté.

Deux semaines avant le concert, je n'arrivais déjà plus à dormir.
Une semaine avant le concert, assise sur mon tabouret, repliée en pleine concentration sur ma guitare, j'entends une voix derrière la batterie qui me dit : "Hey, tu vas nous faire un petit jeu de scène, hein?”
Pétrifiée en plein élan, c'est à ce moment-là que j'ai réalisé : non seulement je vais pas pouvoir regarder mes doigts, mais en plus il va falloir que je joue debout...
Je ne sais pas si j'ai poussé ce cri, mais il résonne encore dans ma tête.

La suite? demande à la Chick!

11.10.2006

réflexe


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La plupart des photos que j'ai de moi sont horribles. J'ai :

- des photos de vacances ou je n'existe pas, car jamais aucun de mes amoureux n'a jugé utile d'immortaliser un quelconque moment. Mon chéri y est aussi seul et béat que le nain de jardin dans Amélie Poulain. Allez, avec un peu de chance il s'est ennuyé dans l'avion et m'a matraquée pendant les 3h de vol ou il en avait marre de sa PSP, dans toutes les jolies postures qu'on peut prendre le nez collé au hublot.

- des photos de soirées ou je suis hilare, les bras en l'air, l'oeil vitreux : depuis l'avènement du numérique, la photo de soirée est devenue incontournable, à mon grand désarroi! Le numérique, c'est pas forcément chic : entre le temps ou t'appuies sur le déclencheur et celui ou la photo est prise, un flash foudroyant a transformé ton sourire en un fâcheux rictus et ta peau luit comme un escarpin vernis. Bref, en pleine bacchanale, c'est pas l'idéal.

-Des photos de temps reculés ou je pensais que pour avoir l'air cool et naturel, de par exemple euh au hasard... Kate Moss, il fallait ne pas calculer le photographe, le comble du chic étant de sous-entendre : no! pleaaase! pas de phowtow!
Résultat : + Nathalie Marquay en déroute que Kate Moss, pauvre de moi.

Avec le temps, quand même, j'ai trouvé quelques solutions :

1/ J'ai fait l'acquisition d'un super reflex numérique. Et là, franchement, j'ai l'impression que l'esprit de David Bailey s'est glissé dans mon objectif. Difficile de rater ses photos avec un tel miracle de la technologie.
2/ Je menace mon chéri de l'ensevelir sous mes Vogue si il ne me prend pas un peu en photo. Disons... au moins une fois par an pour que j'ai des souvenirs.
3/ Je prend la pose!!! Et oui, c'est ça le truc que j'ai appris! Si tu veux être belle en photo, faut se sentir un minimum concerné sinon l'appareil se vexe et te sort des yeux rouges qui feraient flipper même un lapin albinos.
Même que parfois, quand je sens un flash frétiller pas loin de moi, je sors ma poudre transparente et je n'ai pas peur de charger et hop hop vite fait un peu de blush!!!
Ben quoi? le ridicule ne tue pas! La photo moisie, si!

Et la cerise sur le gâteau, c'est que j'ai copain qui s'est spécialisé dans la retouche numérique!!! Si avec ça j'arrive pas à avoir un bon cliché vite fait, c'est que c'est pas les photos qui sont horribles. Et si c'est pas les photos qui sont horribles...

09.10.2006

semaine de la mode : extraits

06.10.2006

une brune



Plantons le décor, je suis dotée d'une crinière capricieuse et irrémédiablement brune, brune profonde, brune sans espoir de rémission.

Et les cheveux blancs alors? Mon père, celui dont je tiens cette infernale toison, doit comptabiliser à son âge 3 cheveux blancs, et encore il a des circonstances atténuantes, ayant passé sa vie entière sur les dents, dans un état d'anxiété proche de celui de Kim Bauer dans la saison 1 de 24h.

S'il arbore aujourd'hui un sourire satisfait des plus couteux, aucune sorte de postiche ne vient à ce jour troubler son inquiétante constance capillaire.
Aurait-il pactisé avec Ozzy Osborne? Nous avons sous peu un conseil de famille pour en juger.

Bref. Mes cheveux, compagnons de ma vie dissolue, n'en ont jamais vu de toutes les couleurs. Quand on est si désespérément brune, se lancer dans une quelconque aventure ammoniacale sous entend une opiniâtreté (racines, soins nutri-lustrants mèches lumière, etc ) dont je me sentais parfaitement incapable.

Pour compenser, je suis passée par toutes les coupes de l'arc en ciel. Très long à 18, long devant court derrière à 20 (j'avais anticipé le retour en grâce d'Eddie Sedgwick), courts à 22 (j'avais décidé que j'était Winona Ryder), rasés à 24 (ben quoi c'était l'époque des Spiral Tribe) qui a donné en pousant 5 centimètres en bataille sur ma tête (Luc Besson en brune, ça, j'ai beaucoup aimé).

Puis un jour j'ai découvert Babyliss, et j'ai fait une espèce de coupe au bol classe. Ca me donnait 5 ans de moins (exactement ce qu'Elfy essaie de faire à la starac avec son rideau de douche blond devant les yeux. Elfy, c'est raté, mais t'es sympa quand même pour tes 46 ans); c'était facile à coiffer et tout.
Très chouette.

Il y a peu, j'étais donc dans mon élan coiffeur, quand j'ai soudain réalisé que mes cheveux avaient suffisament poussé pour que je fasse un joli chignon de danseuse et que je pouvais passer ma frange derrière l'oreille.
Mes cheveux étaient longs. (ben oui, il en faut peu à une fille qui a eu un jour 5mm de cheveux sur la tête!). Dans mon ravissement, je me suis même senti la force de me lancer dans une petite couleur...

Depuis, fidèle à moi même, je doute.

04.10.2006

... sur la commode


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Maintenant j'en suis sûre, le plus beau de tous, c'est Wentworth Miller, de Prison Break, mais j'avoue aussi qu'au bout de quelques épisodes de Deadwood, j'ai commencé à reluquer, presque à mon corps défendant, le shérif, Thimothy Oliphant. Allez, je vais au bout de ma confession.
Il y a des fois ou même Tony Soprano m'a fait de l'effet.
Pfffou la honte!

Enfin, aucun n'arrive quand même à la cheville du sculptural prisonnier. D'abord, physiquement, tout de suite j'ai dit ok d'accord.
Ses yeux transparents me font frémir.
Bon, en plus, ça doit être mon côté... mon côté quoi d'ailleurs? J'ai toujours aimé les tatouages (sur les autres) mais pas les petits tatouages non non, moi j'aime le tatouage qui s'assume, qui joue avec les reliefs du corps etc... On peut dire que là je suis servie, et que j'attends le "previously on Prison Break" comme Ophélie Winter attend un coup de fil de M6. (lâche l'affaire Ophélie t'es finie)

Et puis le truc le plus étrange, c'est que ce que le shérif et le prisonnier ont en commun, ce sont leurs... deux expressions :
- Un peu content : quand on vient juste de sauver son frère d'une mort lente et douloureuse.
- Un peu emmerdé (la tristesse n'existe pas en ces hautes sphères de placidité) quand tout son plan d'évasion s'écroule à cause d'un malheureux clou rouillé.
Le tout étant d'avoir le sourcil éternellement froncé pour donner une dimension dramatique à l'action.
Je sais pas pourquoi, mais ce côté ténébreux, "je me comprends" "ce qu'il fait à l'intérieur ne se voit pas du tout à l'extérieur", ça me fait un effet boeuf.

Mais bon, des beaux, y en a plein. Pourquoi lui? Résumons :
Pour me faire craquer, il faut :

1/ Être dans mon quotidien. (effet série).
2/ Être bien décoré. (effet tattoo)
3/ Être impénétrable. (effet mono-expression)

Donc, pour me rendre dingue, finalement, il faut avoir plus de points communs avec ma commode Napoleon III qu'avec, par exemple, le subtil Adrien Brody. J'ai honte. Mais j'en connais un qui peut dormir sur ses deux oreilles : c'est pas demain la veille que j'abandonnerais le domicile conjugal!

02.10.2006

got till it's gone


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Au rayon paroles de stars, j'ai récemment relevé le spirituel précepte que Janet Jackson délivrait à une élève de la Star Academy.
"Vivre chaque jour comme si c'était le dernier".

Mon cerveau ramolli par le chapelet d'inepties que je m'inflige à chaque fois que j'allume ce foutu téléviseur n'a pas relevé tout de suite, rangeant en bon petit soldat cette phrase avec ses semblables dans le casier "note pour plus tard".

Janet... Ton visage préfabriqué, ton scandale préfabriqué et ton langage préfabriqué me touchent en général autant que le combat pour les tourterelles de Sophie Marceau, à l'exception de cet excellent titre quand même ne soyons pas vaches.



Mais pourtant cette petite phrase que j'avais bêtement avalé en me sermonant : "mais bien sûr, si t'étais une fille bien, c'est ce que tu ferais", m'est revenue comme un spam à l'esprit et j'ai commencé à me demander ce que serait mon existence si je vivais chaque jour comme s'il était le dernier.

Alors voyons : Si demain était mon dernier jour (vivre à la Janet, c'est comme faire un régime, on commence toujours demain), il me faudrait :

revoir mon film préféré au ciné / dire à ma famille comme je l'aime / faire du deltaplane / sexestrer mon amour / m'empiffrer de macarons Ladurée / décider quel est mon film préféré / pleurer de rire une dernière fois avec mes amies / sabrer le champagne / faire un album / m'impliquer dans une cause noble / et après tout pourquoi pas les tourterelles / me faire tirer le portrait par Elaine Constantine pour laisser un bon souvenir / envoyer la photo à Viggo Mortensen des fois qu'il décide que vraiment c'est pas possible de laisser partir une fille comme ça, et qu'il vienne me sauver / ta liste part complètement en vrille ma petite / arrête cette liste maintenant tout le monde nous regarde /

Pfffff, Viggo, tu m'excuse je vais allez faire une petite sieste là, ce post sans queue ni tête m'a fatiguée. Tu peux venir si tu veux. D'ailleurs c'est pas toi qui a dit "J'ai vraiment besoin de dormir plus. Mais comme on dit, je dormirais quand je serais mort"?
Hum ah oui on va voir ça...
Ah, décidément, idoles nord-américaines, vous m'épuisez!

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