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28.02.2007

ma ballerinite aiguë



On se demande toujours ce qui fait qu'un jour on devient démodé. Pour moi je sais. Mon arrêt de mode se trouve dans la ballerine. Oui. Parce que quand elle sera remisée au fond du placard de la fashion, moquée comme comme un jean neige, qu'on ne la trouvera même plus dans les thrifts shops, moi je la porterais avec morgue, sûre d'être dans le vrai.

C'est qu'il y a un moment que la mignonne travaille son explosion. Des années qu'elle frémissait avant de devenir un des 50 essentiels de Elle. Que de vieilles dames les accommodaient avec leurs petits sacs et leurs léopards. Toujours regarder les vieilles dames. Que de graciles danseuses époussetaient leur Repettos en attendant leur heure.

Si j'ai attrappé ma ballerinite aiguë au tout début, c'est parce que j'avais un terrain très favorable. J'avais été contaminée aux US par le style 60's rock. J'avais une dent contre les talons qui m'empêchaient de parcourir la ville en long en large et en travers, le nez en l'air. Et puis je ne voulais plus de baskets. Les Converse n'avaient pas encore montré le bout de leur nez et la basket était alors aussi criarde qu'une chanteuse islandaise.

Elle et moi, nous étions destinées. La première fois que j'ai compris que ça pouvait être sublime, elle est était pointue, super rock et on me regardait avec les yeux ronds. Sûre de moi, j'ai tenu bon. Au début, le simple fait de voir ce petit bout de cuir dépasser de mon jean rendait les gens perplexes. Attendez voir...

Ensuite, je n'ai eu de cesse de la traquer. Elle était assez difficile à trouver à ce moment là. Soit très très chère, soit très mal coupée.
Oui, une ballerine a une coupe. Pour moi, une ballerine, c'est très échancré sur le pied. J'aime y voir la naissance des orteils. Moins il y a de ballerine dans une ballerine, plus je jubile.

Puis un jour, elle était là, évidente. Ca m'a fait un peu mal de la voir au pied de ma voisine de palier et de ma banquière. Mais quand on aime, ce ne sont que de passagers tourments. J'en ai pris mon parti. J'en profite pour faire ma sélection pour des jours moins fastes. Peut-être qu'un jour, comme Nicole, je me la ferais tatouer. En attendant je voulais juste lui dire : Ballerine, je t'aime.

26.02.2007

mon networking de la balle



Dans ce monde de brutes, faut networker. Rencontrer des gens, parler de soi, se vendre.
Mon chéri, qui est du style integro-bourru, dit "se corrompre".
Moi, je dis c'est la vie, et j'agis.

- Je trouve une soirée ou je vais pouvoir côtoyer les célébrités de mon milieu. J'appelle ma copine Sophie qui aime bien boire du champagne en riant bêtement, j'enfile une jolie robe, et hop en avant.

- L'endroit est beau, l'endroit est déco, la musique est naze, on met une coupe de champagne dans ma main. On commence à critiquer les gens avec Sophie en gloussant, puis soudain je me souviens, je suis là pour networker.

- Quelle chance! Voici Céline, notre hôtesse et copine. Elle me fait un point people. Une dizaine de personnes à rencontrer, dont deux que je dois ab-so-lu-ment harponner. De toutes façons elle connaît tout le monde, elle va me présenter.

- De la contenance. Allez une coupette. Une cigarette. La soirée commence à prendre, ça bavarde de tous les côtés. J'ai une de mes target en vue, et la carte de visite qui gigote toute seule dans ma pochette. Sophie me montre un truc.

- Mon dieu, c'est des tempura, et il y a aussi du thon mi-cuit, et oh, du cheesecake!!! Je remets mon accostage à plus tard, je fais honneur au buffet. Mentalement, je fais mes calculs. Si je ne rencontre que 5 de ces personnes, c'est déjà super.

- Céline passe par là, m'attrape par le cou, et me présente à une créature étrange et sympathique. Me glisse à l'oreille que c'est biiip le biiip de biiip. Je sens mon coeur se serrer. Oh la la dire un truc spirituel, dire un truc spirituel hiiiiiiiii!!! (bruit du cerveau en surchauffe)

- Trop tard. Un mètre quatre vingt de style et de glamour sont venus se planter devant moi. Je dégage mes Zara de ses Louboutin et je vais prendre une coupe. Interdit de m'en vouloir. Je revois mes objectifs. Si j'arrive à parler 2mn avec lui, je m'offre les Pierre Hardy.

- Mais qu'est ce qui me prend de me confier à ce pilier? Damned! Je suis ivre. Je suis morte de rire et je danse et je parle avec plein de gens pas du tout sur ma liste mais alors très très sympas. Je jette un oeil enfiévré à ma target. C'est le bal des pétasses. Bon ok c'est pas des pétasses elle sont toutes juste parfaites et belles et spirituelles. Et accrochées à son cou.

- J'abandonne. T'façons j'ai toujours été nulle en networking, c'est pas maintenant que je vais me transformer en Basile de Koch. J'imagine déjà le sourire satisfait de mon chéri. Je bavasse avec n'importe qui, en fait, je m'amuse comme une petite folle, Sophie est ravie, elle m'apporte une verrine mangue-passion.

- Bon, ben, on y va. Mes cartes de visite ont retrouvé leur calme, elles ont encore de beaux jours à ronronner tranquilles.
Sur ce, l'une de mes nouvelles copines de dance floor me file un petit bout de papier griffoné, en me disant, appelle. En partant, j'y jette un oeil distrait.
"hiiiiiiiiiiiiii!!! fifiiiiiiiiiiiii! tu devineras jamais!!! c'était biiiiiiiiiiip, la biiiiiiiip de biiiiiiiip!!!

Pour tout conseil en networking social, réseautage et autres viaduqueries, je vous laisse prendre contact avec mon agent?


La jolie robe est de Trovata. En bonus sur leur site, pour les amoureux du dessin et de la mode, une super petite bd fashion par ici. So chic!

22.02.2007

mon chéri,



Je suis tellement nulle en informatique que je regarde mon ordi un peu comme un animal de compagnie. En plus, il ronronne.

Je suis telement accro à mon ordi que je ne l'éteins jamais vraiment, j'aurais un peu l'impression de commettre un crime sordide.

J'ai essayé de donner à boire à mon précédent ordi, du jus de pomme bio, mais il n'a pas du tout aimé.

Mon ordi est très prévenant. Il me demande toujours si je veux enregistrer avant de le quitter, au cas on oublierait les délicieux moments qu'on vient de passer ensemble. En général, je dis oui, mais parfois je pars tellement vite qu'il reste tout seul avec sa question.

Alors c'était pour te dire mon ordi chéri, je ne te laisserais plus tout seul comme ça avec tes questions et mes docs tout ouverts sur ton bureau.

Promets moi de ton côté que tu ne planteras plus comme ça. Je fais quoi, moi maintenant? Plus rien à poster, un texte à réécrire, un dessin revenu à sa plus simple expression...

Comment ça je ne prends pas soin de toi? Mais non je ne te considère pas comme un meuble! T'abuse, tu me prends par les sentiments!
Bon, allez va, t'as gagné, viens, je vais t'acheter une barrette de ram...

20.02.2007

petites news


Bon, alors, dans le désordre :

Pour les fans parisiennes, la collection Proenza Shouler pour Target est chez Colette depuis hier jusqu'au 3 mars. Les prix sont tout petits, si j'ai le temps, j'irai bien y faire un tour demain, juste pour le plaisir de me fighter avec quelques fashionistas colettiennes, une catégorie bien à part ;-)

Pour mes lecteurs adorés, ce petit mot pour que vous ne soyez pas choqués si soudain apparaît dans la colonne de droite quelque chose qui ressemble euh... Bon, il faut bien le dire, à de la pub. Après des mois de réflexion à ne pas pouvoir dormir (comment ça j'exagère) j'ai fini par me dire que tant que la pub est jolie et dans la lignée d'"une fille comme moi", après tout, pourquoi pas?

Et puis, pour le monde entier, c'est trop chouette! Marguerite Sauvage, une super géniale illustratrice que vous connaissez forcément, vient d'ouvrir son blog. Elle y parle avec douceur de son métier (et je sais que ça intéresse certaines d'entre vous ;-), de son inspiration et y montre différentes étapes de son travail. J'adore!

15.02.2007

white flash




Oh my god les filles un fashion présage m'étreint :
Le tee-shirt blanc est de retour.
Qu'est ce qui est plus cool, plus beau, plus effortlessly chic que le tee-shirt blanc?

Ok les pros, je suis sûrement en retard de 12 wagons, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi cet été plus qu'un autre on va vouloir un tee-shirt blanc.

- Pour mettre en valeur nos broches. Ca n' aura échappé à personne, la broche fait son come-back, et là c'est pour de vrai, visez un peu :
APC, N2, Servanne Gaxotte... Bauréale, désolée, je n'ai pas pu résister, je parle de la broche chat qui est d'ores et déjà un must-have attention à toi si je passe à Bordeaux!

- Pour mettre en valeur nos jeans. Après un hiver entier passé dans un collant de contention qui ferait passer la plus modeste ballerine 38 pour un 44 (j'ai nommé le slim), nous avons compris que le cool se situe dans un jean qui nous va, c'est à dire à notre taille, ni trop taille haute, ni trop taille basse, coupé près du corps mais pas collé-serré, bref, le jean de Caroline, Caroline, attention à ton jean, je risque fort de faire un fashion attentat!

- Pour nous mettre en valeur, nous. Faites un sondage : qu'est ce hommes adorent? Bon, ok. Les bottes. Le jean, ok. Mais le bon tee-shirt blanc, un peu large, avec un col en V bien plongeant laissant entrevoir juste ce qu'il faut, avec de petites manches qui glissent sur nos épaules dorées... Comment ça je m'emballe? Et bien oui, je m'emballe!

Sauf que le seul parfait que j'ai trouvé c'est chez Mango, et que bien entendu il n'a pas résisté au lavage tellement il était fin (au passage, attention, le blanc ne se lave qu'avec du vrai blanc) et que maintenant il est tout transparent, et que bien sur y en a plus, sinon, j'aurais pris tout le stock, et que je suis orpheline de tee-shirt blanc, et que c'est dur.

J'enquête. Vous allez rire, mais je n'ai pas encore osé passer les portes d'un American Apparel : tout y a l'air tellement moche! Mais je vais braver mes angoisses et aller prospecter. Ensuite, une piste, le ZOEtee's (quelqu'un a essayés?) et puis il y a Isabel Marant aussi qui en fait de beaux, on va voir on va voir... Et les Fruit of the Loom ils sont où? Eux qui allaient si bien avec nos Wayfarer? Des idées?

13.02.2007

les secrets



C'est bien connu, dans la vie, il y quatre types de secrets :

Le secret de polichinelle
ex : "Arielle D. s'est offert un lifting des seins."

L'exemple même de la révélation pas excitante du tout. De toutes façons, la rumeur court depuis trop longtemps pour qu'il y ait un quelconque agrément à être le détenteur de ce secret. La pire situation étant : On vous raconte quelque chose que vous connaissez déjà, et vous devez feindre la surprise.

Le "ne le dites à personne"
ex : "Élodie B. est complètement accro à la c."

Se délester d'un secret devant plusieurs personnes est le plus souvent d'une mauvaise foi patente. Si l'on ressent un petit pincement en le colportant, c'est que l'on sait que le bruit sera immanquablement répandu, mais qu'en plus on ne saura jamais à qui reprocher une quelconque fuite. S'interroger sur ses motivations profondes peut-être intéressant, mais c'est déjà trop tard, vous êtes une balance.

Le "il faut que je te dise"
ex : "j'ai passé la nuit avec Romain D."

Là, nous touchons un forme délicate. Il est bien connu qu'un secret de ce type est une chose très protégée que l'on ne dit qu'à une seule personne à la fois. Il a un goût incomparable. On sait que d'autres personnes sont au courant, mais on ne sait pas qui. L'exquise brûlure de tenir sa langue donne toute sa saveur à ce secret. La confiance que l'on a placé en nous nous enchante et on ne se lasse pas d'essayer de deviner qui d'autre est au courant.

Le "j'ai quelque chose à te dire"
ex : "je suis la fille cachée de James B."

Ce secret là est le signe d'une grande intimité avec la personne qui le délivre. Il s'agit à ce moment là d'arborer un air des plus dignes. L'oeil doit être mouillé, mais il ne faut surtout pas se déparer de son sens de l'humour pour ne pas tomber dans le mélo ou pire, le pathétique. C'est par excellence le secret que l'on va garder pour soi toute la vie. C'est un secret qu'on va presque oublier tellement on va se taire. Selon les cas, attention tout de même à des expressions telles que 'ne t'inquiète pas, je suis une tombe'.

Et oui, ce n'est parce qu'on est cynique qu'on peut tout se permettre, non mais alors!

12.02.2007

oui! oh, et puis non.



Dans un couple, ce qui compte, c'est de créer l'événement. Ce coup là, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai décidé de me marier.
Vous avez bien lu. J'avais compris que le mariage n'était pas du tout dans ses objectifs de vie à lui, donc, avec mon esprit de contradiction, j'ai entrepris de lui démontrer qu'un mariage, ce serait super.
Oui oui, c'est le genre d'argument avec lesquels j'ai harcelé ma victime. Un mariage, c'est super!

Mais aussi :

- Que chaque femme rêve qu'on la demande officiellement en mariage, un jour, dans sa vie, et de dire oui, et d'être attrapée par deux bras vigoureux pour tournoyer dans les airs. Comme je lui avais fait remarquer à l'époque, l'effet de surprise ayant été partiellement éventé par la pression sournoise que je lui faisais endurer, j'étais prête à faire des concessions à ce niveau là, et que j'aimais beaucoup cette bague de chez Pomellato.

- Que c'était avant tout l'occasion de faire une grande fête avec tous nos amis. Vu que nous avons en commun une grande passion pour la Toscane, je lui fis miroiter le luxe d'une vaste demeure au soleil couchant, un départ en fanfare à bord de sa Vespa Rally 200 remise à neuf pour l'occasion, et le bonheur de voir nos proches réunis. Même si à cette image d'Épinal venaient automatiquement se greffer d'extravagants tableaux de la rencontre de nos deux familles...

- Qu'il était l'homme de ma vie, donc, et que je trouvais ça beau et magique de sceller notre relation par un acte symbolique, aussi classique et cliché soit-il. Qu'il pourrait prendre mon nom (ben quoi, je suis une femme moderne, moi!) grâce à la nouvelle loi sur les noms. Que c'était chouette, que c'était chouette, que c'était super chouette.

Vu l'extrême nuisance puissance de mes arguments, il a fini par craquer et dans un geste royal de générosité, à lâché : "Ok, on se pacse."
Nul besoin de vous décrire ma réaction. C'est tout comme envisager du Balenciaga et se retrouver avec du Bershka.
Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il a été touché, ou ému, ou épuisé par mon énergie, et il est arrivé un jour, et m'a dit, d'accord.

Là j'avoue j'ai ressenti 5 mn de bonheur, relayé par un coup de fil en règle à tous ceux qui me sont chers et à quelques-uns que je veux rendre jaloux. Puis, l'euphorie passée, il a fallu penser à l'organisation. Toscane, cartons, traiteurs, robe. Et bien croyez-le ou non, devant l'ampleur du projet, j'ai senti mon âme féministe se réveiller, et la fainéante femme moderne hurler : "nooooooooooooonnnnnn"

08.02.2007

mon shopping virtuel



J'adore internet, j'adore les fringues.
Et bien allez savoir pourquoi, je suis incapable de faire mon shopping sur le net.
Mais j'aimerais beaucoup. Donc, une fois par mois environ, je me mets en condition en pensant à toutes les bonnes affaires que font mes copines, j'attrape ma CB, et en avant pour les temps modernes!

Je commence ma croisade avec des sites du style ShoppingParisMode (genre, on prend des mots clés et on fait un nom), MonShowRoom, Figvenom (voilà un nom sympa!). De petites marques avec de petites promos sympas.

Bon, pas sûre de moi là. J'approche mon oeil de l'écran pour bien voir la matière. Humpf, moui, peut-être. J'irai d'abord voir en magasin. (En voilà une bonne idée dis donc Garance, tu serais pas du genre à te simplifier la vie toi?).

Je les garde en signet donc. Allons plus loin. Si c'est pour shopper sur internet, autant que ce soit des trucs que je ne peux trouver nulle part ailleurs. Allez hop hop, L'atelier d'une fée. Trop craquantes ses créas.

Oui mais ça, sur moi, ça va donner quoi? Et puis quelle taille je fais d'abord? Et si je me trompe? Je sais que je ne renvoie jamais. Autant arrêter tout de suite de vouloir commander des trucs alors me direz-vous et je vous répondrais que vous avez raison.

Allez, dernière chance. Ebay. Ouhhh! Comme c'est moche ici!
Je repense au superbe pull Sonia Rykiel que portait ma copine la dernière fois "20 euros sur Ebay!" Je sens la motivation me revenir. Je tape : Marni. Ouh la la!!! Cette blouse, là!! Ah mince c'est du 34! Et ce sac, là! Comment ça elle prend pas les profils zéro? Zéro toi-même! Bon, euh, ce truc, là, c'est pas mal, non? L'enchère finit dans 10 jours?
Ah bon... Ben je reviendrais alors... Je crois... Peut-être...

C'est alors que mon geek sage de chéri me dit en général : "commence par vendre tous tes trucs là-bas" (balayant l'air d'une main dédaigneuse), "ça te décoincera de la souris!"
Indignée par leurs airs supérieurs, à lui et à ses 100% d'évaluations positives, je me vois dans l'obligation de l'emmener dans une expédition des plus punitives pour lui : faire les magasins!

06.02.2007

oups!



Alors voilà, il rentrait donc de trois semaines d'absence, pour repartir quasi aussitôt, tout allait bien, la vie nous souriait, alors qu'est ce qui m'a pris, qu'est ce qui m'a pris, mais qu'est ce qui m'a pris de lui dire :

Oh la la, tu sais quoi, il y a un mec qui a bloqué sur moi dans le métro, il est parti en me donnant sa carte, et tu devineras jamais où il bosse? hihihi!!!

Mais que je suis cruche. Et qu'est ce qu'il s'en fout de savoir ou bosse cet inconnu. Depuis une semaine je suis donc la fille-qui-accepte-les-cartes-de-visites-d'inconnus-dans-le-metro-et-qui-de-surcroit
-se-laisse-impressioner-par-un-poste-quelconque-dans-une-boîte-quelconque.

Position peu enviable s'il en est. Même mon chat me regarde avec un air réprobateur. Mais quelle conne.

05.02.2007

le sac des filles



Chacun n'est pas obligé de chercher son chat. Moi, mon chéri, il m'est tombé dessus comme une pluie d'été sur un brushing tout frais, mais après tout, j'ai été ravie de me laisser reboucler.

Il y a un truc que je ne comprends pas chez beaucoup de mes copines célibataires. Chaque fois qu'elles mes racontent leurs 'dates', j'ai les yeux qui s'arrondissent à les écouter parler d'un garçon comme s'il s'agissait d'un nouveau sac :

"Il est très bien : Je l'aurais préféré brun, mais il est relativement souple, il s'adaptera à toutes les situations. Il a une bonne prise en main, ça a tout de suite été facile avec lui, je sens qu'on peut faire un bout de chemin ensemble. Le seul problème, c'est que d'ores et déjà, je le trouve un peu lourd. Je le prends ou pas?"

"Il est parfait : Bien grand, tu peux lui confier ta vie. Il est beau mais discret, et puis il est malin : tu verrais tous ces logements comme c'est pratique! Mais il n'est pas assez solide, une ou deux misères et je sens qu'il va rendre l'âme. Il ne m'inspire pas vraiment confiance, tu ferais quoi à ma place?"

"Il est nul : trop petit, un peu rigide, en plus ultra voyant du style tu peux pas prendre le métro avec. Par contre c'est le compagnon idéal pour les soirées paillettes, avec lui tu rentres partout. Mais impossible de lui imposer boulot ou week-ends à la campagne, il ne veut rien laisser passer! T'en pense quoi toi?."

Ben t'as qu'à prendre les trois! Avec un bon placard pour les caser, pourquoi pas?

Puis un jour, en voyant l'une de mes amies célib' de longue date, parisienne et carriériste jusqu'au bout du Blackberry courir s'installer dans le Luberon avec un menuisier déjà papa de deux enfants, gentil comme tout et pas sortable un brin, le tout avec un sourire confit d'amour et des étoiles dans les yeux, j'ai compris.

Les autres, c'était pour faire un peu comme tout le monde, pour suivre la mode... Mais là, elle s'était trouvé son p'tit sac de créateur bien à elle, et elle était pas prête d'en changer!



Le sac des filles... J'ai piqué le nom à ce joli blog auquel je me suis jurée d'envoyer des images depuis... 4-5 mois déjà, mais allez-y, c'est très sympa!

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