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19.03.2007

à tout de suite!



Je disais donc, j'ai un nouveau blog, et c'est par ici :-) http://www.garancedore.fr/

17.03.2007

hihihi (rire niais)



Les petites news du week-end :

1/ J'ai un super petit article dans le Mademoiselle Figaro. Je suis très très très contente, donc je voulais partager ça avec vous. Et souhaiter la bienvenue aux nouvelles lectrices.
On y vante aussi les charmes d'autres très chouettes blogs, comme celui d'Anne-So, de Caroline, de Jen et Marie et de Stéphanie.
c'est , et en plus, dans une super jolie version web! Nous sommes à la page 22.

2/ J'ai un super nouveau blog, je déménage. Il est pas encore tout à fait fini, mais comme je suis très très très contente et que je vais bientôt quitter Haut et Fort, il fallait que je partage ça avec vous.
C'est là : www.garancedore.fr

3/ Je suis très très contente de partager ça avec vous parce que quand même, il faut que je vous dise merci. Même si je n'en parle jamais, ce que nous partageons ici, et sur vos blogs pour celles qui en ont, me remplit de joie, vraiment, il n'y a pas d'autres mots.
Alors voilà, je vous fait un bisou.

14.03.2007

mon amie mytho



Mon amie mytho, c'est comme qui dirait, plus vraiment mon amie, parce qu'une amie mytho, et bien c'est pas de tout repos.

Au début, je ne savais pas qu'elle était mytho, je pensais juste qu'elle avait une vie incroyable. Je ne suis pas le moins du monde impressionnable, je m'intéresse, c'est différent. Et puis voilà, entre deux de ses voyages en Concorde (mais si il existe, enfin, c'est une nouvelle version, il va pas aussi vite mais il est encore plus classe) je me suis laissée aller à devenir sa copine.

Nous sommes alors passées à un autre stade, celui que mon pote Sigmund aurait appelé "le principe de réalité". Plus on est proches, plus ses histoires deviennent possibles, elle redescend sur terre. En parachute bien évidemment, le concorde ayant été détourné par un certain Delarue. Là, je m'amuse de ses extravagances, je mets ça sur le dos de son enfance à Disneyland (si si, son père est le pilote du Space Mountains).

Forcément, je m'attache. Je décide même d'aller passer un petit week-end avec des amis dans la propriété de sa mère. Sauf que la gardienne n'est pas là pour nous donner les clés et qu'il va falloir passer la nuit à l'hôtel. Alors, je commence à lui dire que c'est pas grave, qu'on l'aimerait quand même, qu'elle était pas obligée de nous raconter des salades. C'est le moment que choisit la gardienne pour arriver, la bouche en coeur, en agitant les clés de la propriété.

Déstabilisée, je me dis que j'ai été injuste. On se fait un petit resto pour s'expliquer. C'est là que fonce sur elle un jeune homme avec un grand sourire : "hey Karine!! Mais ça fait super longtemps qu'on s'est pas vus!" "trop cool!!!". Je vois donc Karine se lancer dans une discussion enjouée avec cette personne qu'elle a l'air de très bien connaître. Sauf que mon amie ne s'appelle pas Karine.
Quoique...

Prise de d'un vertige et sans attendre d'explications, je ramasse mes affaires et je les plante là. C'est ce qu'on appelle la goutte d'eau...

12.03.2007

back in business



Comme convenu, je vous annonce la naissance de mon nouveau moi, assistée de ma shoppeuse personnelle, moi-même, et de ma conseillère en image, toujours moi, désolée Rachel, la relève est arrivée.
Merci pour tous vos conseils, et voici mes nouveaux commandements.

1/ Avoir deux ou trois références modesques. Pas Kate Moss, cette fille est un cahier de tendances à elle toute seule, c'est trop. Plutôt quelqu'un comme Victoria Beckham, à l'esthétique très personnelle, épurée, sans ostentation.
Naan, je déconne. En fait je n'arrive pas encore à choisir, on a passé le week-end dessus avec mes copines, mais ça va venir.

2/ À partir de là je me fixe deux styles maxi, de préférence qui parlent à peu près le même langage. Par exemple, l'univers de Gwen Stefani et celui de Sofia Coppola vont avoir du mal à dialoguer, à s'échanger, à se mixer = perte de 50% de la force de frappe de ma garde-robe. Faire le bon choix, et m'y tenir, au moins sur une saison.

3/ Je détermine ce dont j'ai vraiment besoin. Récapitulons, en une saison, je tourne toujours sur mes deux jeans préférés, une ou deux robes , une dizaine de tee-shirts, etc, etc... Plus une très belle paire de talons, un sac, pas la peine d'exploser mon armoire pour des sapes que je ne verrais même plus dans 2 mois.

4/ J'imagine un nuancier. Ma base perso immuable, ce sont le gris et le noir. Mais non je ne suis pas goth. Ca peut être très gai et chic en les réhaussant de couleurs très franches, ou en les adoucissant avec des teintes douces et légèrement poudrées. Ce qui fait un éventail ultra large et casse gueule.
Donc je détermine quelques teintes en résonance, et je m'y tiens.

5/ Je fais une liste, ou mieux, un lookbook. prendre la photo d'une silhouette dans une vitrine, arracher des pages de magazines, déterminer mes propres must-have et les deux ou trois trucs dont je ne pourrais pas me passer.
Mon lookbook deviendra vite une mine d'or, un phare dans la tempête de la mode, et je ne pourrais plus m'en séparer. Et en plus je pourrais jeter mes vieux mags sans état d'âme. Un bon exemple de lookbook chez Balibulle.

Fin du travail de préparation, à présent, rentrons dans le vif du sujet.

6/ Je fais les magasins. Stoooop! Pffffiou! Rattrapée en plein élan rue de Rivolienne. Avant toutes choses, faut que je repère quelques vêtements de la mort qui tue que je ne verrais pas sur tout le monde. Je prends donc mon temps, je trouve des merveilles dans les petites boutiques et chez les créateurs, et je les note.

7/ J'achète en priorité les pièces dont j'ai décidé que je ne pourrais pas me passer.
Pour le reste, ça devient facile. Avec quelques vêtements sublimes et originaux en tête, je craque nettement moins sur du cheap. Le travail de préparation pré-shopping a fait son oeuvre. J'ai l'achat précis, détendu, le visage reposé, je suis Uma Thurman.

8/ Je fais des essayages, chez moi, seule ou avec des copines. Ca a l'air sympa comme ça sur le papier. En fait, c'est assez saoulant, mais nécessaire quand comme moi on revient du fin fond du purgatoire de la fashion. Je ramène ce qui ne me va pas, ce qui ne va avec rien, et aussi ce qui ne va qu'à mon placard. (ma spécialité : acheter des fringues pour les regarder)

9/ Je pense confort. Ce qui ne veut pas dire je pense Aerosoles mais plutôt que je vais arrêter d'oublier que l'allure c'est le plus souvent un corps sans trop d'entraves. Un jean trop serré, des talons trop hauts et on se retrouve vite à trottiner comme une poule en perdition, et ça fait rire les oiseaux. (sans pour autant rajouter de couleurs aux couleurs de l'arc en ciel).

10/ Je caresse mes vêtements. Je suis folle d'eux et pourtant je les brutalise régulièrement. J'engage une relation sensuelle avec eux. Je lave les trucs fragiles à la main, je prends une heure ou deux pour repasser (oui, c'est chiant, mais ça change vraiment tout.) avec de l'eau de repassage (fleur d'oranger, et c'est le printemps quand j'ouvre mon placard), en pliant et en triant tout ça nickel, et ma penderie redevient ma meilleure amie.

J'entame donc la course de fond du style, et je sais que ce ne seras pas facile, et qu'il y aura des rechutes. Mais comme Rocky Balboa, j'ai l'oeil du tigre, et rien pourra m'arrêter.

08.03.2007

lost in fashion



Entre moi et la mode, il y a toujours eu un pacte de bonne intelligence. J'aime la regarder, j'aime en parler, je sais ce qui me va ou pas, j'ai quelques marques fétiches, quelques accessoires cultes et j'ai comme Anne-So deux ou trois icônes qui me guident dans ces terres hasardeuses que sont le style et le cool.
Et puis, miséricorde! J'aime acheter.

Or, depuis quelques temps, je ne me reconnais plus dans mon placard. Je ne sais jamais quoi mettre. Je n'arrive plus à assembler, à mixer, à m'amuser...
Et bien entendu, je hulule à qui veut l'entendre : "j'ai plus rien à me meeeettre!"
Assez! J'ai tenté d'identifier les fautifs, et je crois que je les tiens, et que je vais les envoyer rôtir dans les flammes de l'enfer.

- coupable n°1 : Les petit prix. C'est super. Au lieu de m'acheter 1 belle robe, et bien j'en achète 25 moyennes, qui virent au premier lavage, sont démodées en deux semaines et portées par tout humanidé femelle à la ronde. Et vu les fluctuations de mon budget, quand j'aperçois LA robe de mes rêves, j'ai les 25 autres qui me disent : "hé bé naaaaannnn!" grrrrr....

- coupable n°2 : Les nouveaux modes de consommation. Non contents d'avoir asséché ma CB, ils on eu raison de ma belle pondération. Prenons Zara, par exemple. Si je vois en janvier une robe que je ne pourrais mettre qu'au mois d'août par temps de canicule avancée, et bien ça y est, j'ai compris le truc : J'achète tout de suite. De jolies choses me sont trop souvent passées sous le nez et je me suis auto-conditionnée. Je me retrouve donc au mois d'août avec une robe que je regarde dans le blanc des yeux depuis six mois, et qui m'ennuie déjà.

- coupable n° 3 : moi-même : Arrêtons de faire porter le chapeau aux grandes enseignes. J'ai ma part de responsabilité dans cette débâcle fashion. Moi, donc, qui m'offre des talons 3 fois trop haut sous prétexte que je suis une vraie femme, des tops tellement fragiles qu'ils sont même interdits de pressing, et des jeans importables juste parce que... euh.. parce que c'est la mode!
Et moi surtout, qui ne saurait m'en tenir à un style ou deux, et qui achète ce qui me plaît sans réfléchir et sans rationaliser, et qui me retrouve à devoir gérer une garde-robe désunie, désassortie, démoralisante.

Où sont mon oeil et ma raison passés?
Assez j'ai dit! Je prends le taureau par les cornes, ma renaissance fashion est annoncée! Je vous dis comment je compte m'y prendre au prochain billet parce que sinon je vais écrire une thèse!

D'ici là, si vous avez des idées...

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Ps : Je sais pas vous, mais j'en veux énormément à Chanel d'avoir osé reprendre le thème de l'un de mes films préférés, Le Mépris de Godard, pour l'une de ses pubs... Si jolie que soit Natalia Vodianova (oups, Marion me dit que c'est Julie Ordon), il en faut de la grâce pour arriver à la (sublime) cheville de Bardot dans ce (sublime) film...

07.03.2007

mother and the 80's



L'avantage d'avoir des parents jeunes, c'est qu'on les a, en quelque sorte, vus grandir.
Si aujourd'hui, il me reste des années 80 une idée vaguement amère, en gros, fric pas très chic, je pense pouvoir dire que ces gâtés de baby-boomers se sont bien amusés.

Et alors, ma mère, et son amie Martine, elles, se sont littéralement éclatées.

Nous vivions alors dans une demeure entièrement blanche, dedans-dehors, du sol au plafond, en passant par la cuisine et la télévision.
Ce radicalisme esthétique a vite fait de ma mère la star de la bande. Dois-je préciser que le but ultime de cette bande, c'était de s'éclater le plus possible dans la vie, en en mettant si possible, le plus plein la vue au plus de monde possible.

En dehors des immenses photos en noir et blanc de New-York, Mecque de tous les wannabe yuppies de l'époque, le panoplie exigeait alors :

- des épaulettes, bien entendu, même sous les tee-shirts*, envergure minimale 1m (Martin si tu m'entends)
- des Philip Morris bleues, (deux paquets par jour)
- des talons aiguille pour les femmes (vernis rouge sang laqué)
- ainsi qu'une Golf cabriolet, (vernie rouge sang laqué)
- des Ray-ban Wayfarer (ou des Drifters ah ah vous les aviez oubliées celles-là hein?)
- d'un pull sur les épaules pour les hommes (Pringle si ça vous intéresse)
- accompagné du regard conquérant , "jeune loup n° 265"
- et pour tous, un abonnement à la salle de muscu la plus chère du coin, d'une coupe de champagne et de sa petite soeur la paille argentée.

Ma mère ne pouvait s'en tenir là, et en plus de ses coups d'éclat professionnels, n'hésitait pas à enfoncer le clou en arborant une coupe de cheveux verticale, aussi noire que son canapé blanc, parfaitement coordonnée à sa robe Mugler, Montana ou Gaultier, celle avec les seins en cône, oui, c'est vrai, j'ai connu des moments étranges à la sortie du collège.

Elle faisait donc les quatre cent coups avec son amie Martine, et moi, je m'amusais bien. D'abord, parce que j'adorais et que j'adore toujours Martine. Qu'elles riaient du matin au soir, qu'elles organisaient de grandes fêtes à la maison, et puis que de temps en temps elles m'amenaient en boîte.

J'y suis d'ailleurs allée si jeune que je n'avais pas eu le temps de comprendre ce que le terme "en boîte", voulait dire. Donc, avant que je ne découvre ce monde irréel et clignotant, lorsque ma mère me disait : je vais en boîte, je l'imaginais rentrer avec Martine et ses amis dans une énorme boîte de chaussures noire (ben oui, boîte de nuit). Mais bon, j'ai toujours eu extrêmement confiance en ma mère, et donc cela ne m'avait pas inquiétée plus que ça.

J'y observais avec un regard étonné ces gens hilares, hurlant et gigotant dans des décors futuristes et clinquants, ou gréco-romains et clinquants, je rencontrais toutes sortes de phénomènes, adorables, et, sans le savoir, je me préparais des souvenirs doux et forts, et une complicité sans limite avec ma mère, la reine de la nuit, la superwoman de mon coeur.

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* ma mère avait développé une technique "scratch" assez fascinante. Il s'agissait donc de coudre des scratchs à son tee-shirt pour pouvoir retirer les épaulettes quand elle voulait passer les portes pour le lavage. Malgré ce système sophistiqué, il arrivait que l'une d'entre elles se sauve et aille se scratcher à l'avenant, sur la veste ou dans les cheveux d'un ami...

05.03.2007

en douceur



Histoire de digérer doucement la fashion week, et aussi mon week-end, voici quelques idées pour commencer la semaine en douceur...

Ah, d'abord, Miff. C'est trop chic, Miff, Miff vient juste de changer de nom, il s'appelle Fifi maintenant, mais Miff est toujours aussi fashion. Fifi lapin donc, c'est la fashion à la portée du crayon, Fifi, c'est un doigt de fantasme et deux de créativité, Fifi, c'est chou, Fifi, c'est nous, je veux mon Fifi.
Comment ça je m'emballe?

Et puis si vous ne l'avez pas déjà vu, il y a ce petit film de Ridley Scott pour Prada avec l'étrange Daria. La navigation dans le site est hyper agréable et j'ai beaucoup aimé ce mini-métrage basé sur le poème Thunder Perfect Mind, poème mystérieux dont les origines remontent à la nuit des temps. Moi j'aurais choisi autre chose que du jazz (j'aime pas le jazz), mais de la mode, du cinéma et de la poésie, peut-on vraiment demander plus?

Et puis j'ai posté quelques photos ici. J'ai préféré ouvrir une nouvelle page plutôt que de mélanger photos et dessins. Je ne sais pas du tout à quelle fréquence je posterais, ni ce que Dans Paris va devenir, mais j'avais envie de partager ces images. J'en assez en réserve pour cette semaine, en tous cas!

Enfin, pour que la semaine commence vraiment bien, saluons la sortie du nouvel album d'Arcade Fire. Leur premier m'avait transportée...

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